En 885, le village s’appelait Matriniacum, en 1154, Mairinacum, alors qu’en 1107, c’était Mairinhac, pendant la Terreur, ce fut Meyrignac la Montagne, aujourd’hui, c’est Meyrignac l’église pour le différencier de Meyrignac de Bar non loin de là ; on constate que le « a » a disparu au profit du « e », pourquoi ? Bien que constituée de huit lieux habités (Agnoux, autrefois Ampnho, La Vialle, La Vialle Neuve, la Roubeyrotte, Le Peuch, Salagnac, Miers, La Pépinière) en plus de son bourg, c’est l’une des communes les plus petites et les moins peuplées du département. Elle ne comptait que 46 habitants au recensement de 1999 ; depuis c’est la commune du département qui a connu la plus forte croissance, portant sa population actuelle à 76 habitants au recensement de 2025.
Le village primitif, témoins des sarcophages retrouvés dans les années 1960, était situé en hauteur, entre la Vialle Neuve et le Tourondel. En 1632 ou antérieurement, une épidémie de peste ravagea toute la région et le village fût ruiné. Il fût alors abandonné par les survivants qui construisirent l’actuel bourg, en contrebas de la route, sous l’église actuelle, déjà existante. Certains auteurs affirment que le village ou l’église seule fut une dépendance templière, sans preuves formelles. Toutefois, il est certain qu’il a appartenu à la Commanderie maltaise de Carlat, en Auvergne, au XVIème siècle. En 1666, le duc de Ventadour en est le seigneur et perçoit « deux cents cestiers » de blé, seigle de rentes.
L’école fut fermée en 1969. Le bourg a été un des premiers alimentés en électricité dans le canton de Corrèze par une microcentrale créée par le docteur Lafarge vers 1920, tout en conservant son caractère ancien.