ORLIAC-DE-BAR

Blason Orliac

Blason

Écartelé, aux premier et quatrième d’argent au lion de gueules, au second d’azur treillissé d’or de 4 pièces cloutées du même, au troisième de gueules à 3 besants d’or.

Blason adopté en 1983 (armes de la famille Lomagne de Firmacon) et utilisé par la commune pour sa communication.

UN PEU D'HISTOIRE

Le village d’AURELIACUS cité dans le cartulaire d’Uzerche en 987, serait bien, selon le chanoine Poulbrière à l’origine du nom d’Orliac.

Dès le XIIème siècle, des bulles papales citent parmi les possessions du monastère de Tulle, l’église d’Orliac. En 1291, prévôté, possession de Saint Martin de Tulle et en 1318, paroisse dépendant du diocèse de Tulle. Vraisemblablement tombée en ruine elle fut reconstruite au XVème siècle.

Le village de Boussac, à 2 km du bourg, fut longtemps le plus important de la commune. Il possédait une chapelle et fut le siège d’une seigneurie importante dont les chevaliers se distinguèrent dès les Croisades. Du bâti féodal, ne subsiste qu’un amas confus de pierres, beaucoup ayant été réemployées dans diverses constructions.

Par la suite, son histoire est sans grands évènements, celle d’un bourg rural toutefois agité, au XIXème siècle, par un conflit qui opposa catholiques et francs-maçons. (Une pierre à bonnet phrygien et à symboles maçonniques est encore visible à l’angle gauche de la mairie-école.)

Orliac-de-Bar vue de loin
Orliac-de-Bar vue du ciel
Orliac-de-Bar bonnet phrygien

ÉGLISE SAINT LAURENT

Globalement de style gothique, datée du XVème siècle, construite sur l’emplacement d’une église antérieure, elle en conserve quelques éléments de l’époque romane : chapiteaux, bénitier, éléments du chevet.

Son clocher-tour à flèche a été refait en 1872, puis en 1999. Il abrite 3 cloches : la plus grosse datée de 1742, une plus petite de la même époque et une autre de 1555 (CLMH le 10/12/1999). Il surmonte un portail d’accès à 4 voussures gothiques surmontées d’un pinacle et de 2 anges à phylactère. La nef à croisées d’ogives est flanquée d’une chapelle au midi dédiée à Notre-Dame et de deux chapelles au nord dédiées à saint Blaise et saint Fidence.

Église Saint-Laurent contre plongée
Église Saint-Laurent clocher
Église Saint-Laurent portail
Église Saint-Laurent nef

TABERNACLE à AILES (CLMH le 14/11/1991)

Ce double tabernacle à ailes a été réalisé en 1654-1658 par Julien Duhamel, sculpteur, et Jean Duparc, menuisier. La pose de la dorure commencée par François Brossard fut achevée par le maître doreur Jean Roche en 1663.

À l’origine, commandé pourl’église Saint Julien de Tulle (aujourd’hui détruite), il fut racheté 150 livres aux syndics en 1760 à la demande de Jean Névot, curé du village d’Orliac-de-Bar. Sa restauration entreprise en 2014 s’est terminée en 2015.

Ce tabernacle baroque est plus sobre que beaucoup de ses semblables, malgré ses 34 colonnettes torses et ses motifs polychromes. Il présente la particularité d’être double. Sur la porte inférieure, le Saint Sacrement et, sur la porte supérieure, une scène de la Crucifixion avec sainte Madeleine enserrant de ses bras la base de la croix. Au sommet, la colombe du Saint-Esprit apparait sur un soleil, sous un lanterneau à feuilles d’acanthe que surmonte une croix tournée.

Les 4 statuettes qui ornaient les niches ont disparu.

2 TABERNACLE à AILES
tabernacle église d'Orliac-de-Bar
3 TABERNACLE à AILES

RETABLE BOIS PEINT et DORÉ

RETABLE BOIS PEINT et DORÉ

« Monsieur Duhamel, jeune sculpteur », sans prénom, d’après le livre-journal du syndic-marguillier, a livré en mars 1711, ce retable.

« S’agit-il de Julien II, alors âgé de 35ans ? » (Olivier Geneste).

Avant la restauration de l’église, il était situé dans la chapelle Notre-Dame du Rosaire. Suite à la découverte des peintures murales, afin de laisser celles-ci apparentes, il a été remonté dans la chapelle sainte Fidence ; il lui manque les ailerons, le couronnement et la statuaire d’origine. Toutefois, on peut penser que la niche principale était occupée par une représentation de la Vierge.

Bien que cette œuvre puisse sembler classique et dépourvue d’intérêt, certains éléments de cet ensemble permettent de rattacher des œuvres anonymes d’autres églises de la région aux Duhamel par leur ressemblance très prononcée.

SAINTES RELIQUES

CHÂSSE en cuivre à médaillons émaillés, XIIIème siècle (CLMH le 25/06/1891)

Ornée de cinq médaillons émaillés sertis et de douze verres colorés montés en cabochon, elle contient des reliques de saint Laurent, sainte Catherine et quelques autres saints ainsi que deux authentiques en caractères gothiques sur parchemin.

Cette pièce a été exposée de nombreuses fois, en particulier à Tulle en 1887 et à l’exposition internationale de Paris en 1900, avec la châsse de Gimel.

Cette châsse en forme de maison est, avec la monstrance-reliquaire et la Piéta, protégée dans une niche du mur de la chapelle Sainte-Fidence, fermée par une vitre et munie d’un éclairage automatique.

MONSTRANCE-RELIQUAIRE-OSTENSOIR, 1ère moitié du XIVème siècle (CLMH le 25/06/1891)

Une partie présente l’hostie consacrée à l’adoration, et l’autre des reliques à la vénération.

La lunette contient les authentiques des reliques de saint Barthélémy et de saint Laurent.

VIERGE de PITIÉ, XVème siècle (CLMH le 19/01/1967)

Le rictus de douleur de la Vierge donne à cette Piéta du XVème siècle une expression particulièrement réaliste que complètent une certaine rudesse des formes et une polychromie altérée

1 Saintes Reliques
2 Saintes Reliques
3 Saintes Reliques

PEINTURES MURALES

Après dépose du retable et enlèvement des enduits, plusieurs peintures murales sont apparues sur le mur derrière le retable, en partie haute, une scène de la Crucifixion et en partie basse, une mise au tombeau ; sur le mur de côté, une scène relative à sainte Catherine d’Alexandrie.

La CRUCIFIXION, on distingue parfaitement les pieds et mollets de Jésus.

La MISE au TOMBEAU, on est en présence de l’iconographie classique du XV/XVIème siècle selon le récit de saint Jean avec le corps du Christ sur un linceul et les sept personnages, Joseph d’Arimathie, Nicodème, les trois Marie (de Cléophas, Salomé, Madeleine), la Vierge Marie et saint Jean.

SAINTE CATHERINE d’ALEXANDRIE, on distingue un personnage agenouillé (il manque la partie supérieure du corps), un peu plus loin sur son côté, une partie d’une roue dentée munie de crocs que l’empereur Maximin avait fait réaliser pour supplicier Catherine.

Ces peintures que l’on peut dater de la seconde moitié du XVème siècle sont intéressantes, car on peut voir la façon dont elles ont été réalisées, esquisse au carbone, puis ébauche d’une peinture, avant la peinture finale dont il ne reste pas de trace (partie avec l’enduit ou elle n’a pas été faite).

Peintures murales
Peintures murales détail
Peintures murales gros plan

LES CROIX

croix de la place de l'église

CROIX sur la place de l’église, en granite

Les croix détail

CROIX de LESTRADE, 1559

Le Christ a perdu sa jambe droite et les quatre personnages latéraux, dont saint Laurent que l’on reconnaît au gril qu’il porte sont étêtés. Pour Poulbrière, ces dégradations sont attribuées aux « brigands de 1793 ».

PATRIMOINE DIVERS

PIGNON DÉCOR RENAISSANCE

PIGNON DÉCOR RENAISSANCE

Dans le bourg, une maison, par ailleurs sans originalité particulière, présente un pignon qui s’ouvre sur une porte qui présente un linteau daté 1565.

PUITS-FOUR à PAIN

PUITS-FOUR à PAIN

Le puits surmonté d’un pigeonnier date de 1781
Tout près le four à pain, qui a été restauré, est utilisé pour cuire du pain en certaines occasions (fêtes, manifestations).

la forge de Charles et la Halle

La Forge de Charles et la Halle

En 2019,  sur la place vient d’être terminé un nouveau bâtiment avec deux salles. Une, destinée à accueillir des expositions et l’autre servant de musée présentant une ancienne forge ainsi qu’un grand nombre de divers outils anciens du monde agricole.

CHÂTEAU de LAFARGE

CHÂTEAU de LAFARGE, XIXème siècle (privé, ne se visite pas)

Édifié en deux phases, le corps principal en 1815, l’extension vers l’ouest et l’adjonction d’une tourelle d’angle datent de la seconde moitié du XIXème siècle.